Judaïsme

Les Devoirs du cœur, La charité des humbles

Celui qui est humble devant Dieu ne fera pas seulement du bien à tous les hommes, mais leur parlera avec bonté et parlera d’eux avec bonté ; il ne rapportera jamais rien de honteux à leur sujet et leur pardonnera les choses honteuses qu’ils pourraient dire de lui, même s’ils ne méritent pas un tel traitement. On raconte qu’un des Chassideem se promenait un jour avec ses disciples lorsqu’ils passèrent près de la carcasse d’un chien en état de décomposition avancée. Ses disciples s’exclamèrent : « Oh, comme cette carcasse pue ! » Il répondit : « Oh, comme ses dents sont blanches ! », afin de contrebalancer leur remarque.
S’il est mal de parler en termes dépréciatifs d’un chien mort, combien plus est-il mal de le faire d’un homme vivant ; et s’il est méritoire de louer un chien mort pour la blancheur de ses dents, combien plus est-il du devoir de découvrir et de louer le moindre mérite chez un être humain doué d’intelligence ! Mais cet homme pieux avait aussi pour dessein d’enseigner à ses élèves à prendre l’habitude de parler en bien et d’éviter les propos malveillants. Car ce à quoi l’on accoutume la langue devient sa manière naturelle de parler.

Source Bahya ibn Paquda, The Duties of the Heart, trans. Edwin Collins (1909), archive.org dutiesofheart01bahy (OCR corrigé) — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire