Il traverse, en vérité ; il traverse et aide les autres à traverser (Māyā).
Pour le bhakta ou le dévot, Māyā désigne l’asservissement à la matière par l’attrait des sens et l’égoïsme. La première affirmation, qui ne répète pas ce qui précède, est que celui qui veut s’affranchir de l’asservissement doit renoncer à tout sentiment de possession. L’amour ne possède rien en propre. Richesse, force, capacités — tout doit être détenu uniquement en dépôt pour le monde : mis au service de chaque manifestation de la Vie en quête d’accomplissement.
Le véritable « lieu solitaire » se trouve au plus profond du cœur, où, toutes les portes donnant accès aux interruptions par les sens étant fermées, il voit là, dans une solitude ininterrompue, « l’Un sans second ». Comment fermer ces portes par lesquelles entrent les distractions ? Pour le bhakta, par l’Amour, et l’Amour, et encore l’Amour ; en chassant de ses pensées tout ce qui n’est pas sympathie, compassion, et ces idées et émotions qui, pour ainsi dire, conduisent à un Amour parfaitement passionné — peut-être chimérique —, éperdu, ridicule à nos yeux par sa ferveur, mais invincible et inflexible. Lui donnant libre cours, sans jamais le contenir, pleurant peut-être les misères du monde et le sentiment d’être séparé de l’unique Océan de Vie et d’Amour, jour et nuit, en public ou dans la solitude, sans se soucier de rien d’autre que de réaliser Cela : se faisant violence par le remords et le reproche pour chaque manquement à l’Amour, il finit par atteindre
Pour le bhakta ou le dévot, Māyā désigne l’asservissement à la matière par l’attrait des sens et l’égoïsme. La première affirmation, qui ne répète pas ce qui précède, est que celui qui veut s’affranchir de l’asservissement doit renoncer à tout sentiment de possession. L’amour ne possède rien en propre. Richesse, force, capacités — tout doit être détenu uniquement en dépôt pour le monde : mis au service de chaque manifestation de la Vie en quête d’accomplissement.
Le véritable « lieu solitaire » se trouve au plus profond du cœur, où, toutes les portes donnant accès aux interruptions par les sens étant fermées, il voit là, dans une solitude ininterrompue, « l’Un sans second ». Comment fermer ces portes par lesquelles entrent les distractions ? Pour le bhakta, par l’Amour, et l’Amour, et encore l’Amour ; en chassant de ses pensées tout ce qui n’est pas sympathie, compassion, et ces idées et émotions qui, pour ainsi dire, conduisent à un Amour parfaitement passionné — peut-être chimérique —, éperdu, ridicule à nos yeux par sa ferveur, mais invincible et inflexible. Lui donnant libre cours, sans jamais le contenir, pleurant peut-être les misères du monde et le sentiment d’être séparé de l’unique Océan de Vie et d’Amour, jour et nuit, en public ou dans la solitude, sans se soucier de rien d’autre que de réaliser Cela : se faisant violence par le remords et le reproche pour chaque manquement à l’Amour, il finit par atteindre
une grande paix, une grande sérénité : il se tient sur « l’autre rive ». Il sait, il ressent : ses épaules peuvent porter les marques des coups qui frappent celles des autres, mais il ne souffre plus : il est toujours heureux et comblé. Aucun mot ne peut expliquer cet état et, puisqu’il ne peut s’exprimer que par des négations, il est un mystère — « La Paix qui surpasse toute intelligence. »
Les trois puissances, les guṇas, sont les trois catégories auxquelles tout ce qui existe dans le monde appartient, selon que sa nature est celle de la « bonté », de la « passion » ou de l’« inertie ». C’est la classification de la philosophie Sāṃkhya. Les « contraires » sont bien sûr le chaud et le froid, le plaisir et la douleur, la louange et le blâme, etc., etc. L’un des plus grands signes de l’Amour est de renoncer aux récompenses qui découlent de nos efforts, jusqu’à celle de jouir du bonheur durant de longues périodes dans quelque ciel que ce soit. Celui qui a visité un pays n’a pas besoin de lire des guides. Celui qui a découvert une réalité n’a pas besoin des Écritures. Celui qui avance vers la réalisation de l’Amour entraîne dans son sillage, par ses efforts, tous ceux qu’il rencontre.
Les trois puissances, les guṇas, sont les trois catégories auxquelles tout ce qui existe dans le monde appartient, selon que sa nature est celle de la « bonté », de la « passion » ou de l’« inertie ». C’est la classification de la philosophie Sāṃkhya. Les « contraires » sont bien sûr le chaud et le froid, le plaisir et la douleur, la louange et le blâme, etc., etc. L’un des plus grands signes de l’Amour est de renoncer aux récompenses qui découlent de nos efforts, jusqu’à celle de jouir du bonheur durant de longues périodes dans quelque ciel que ce soit. Celui qui a visité un pays n’a pas besoin de lire des guides. Celui qui a découvert une réalité n’a pas besoin des Écritures. Celui qui avance vers la réalisation de l’Amour entraîne dans son sillage, par ses efforts, tous ceux qu’il rencontre.