Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Kishkindhâ-kând, Dohâ 30

« Ton nom la veille nuit et jour ; sa contemplation de Toi est comme la porte d’une prison ; ses yeux sont les chaînes de ses pieds : comment donc sa vie pourrait-elle s’envoler ?
« À mon départ, elle m’a donné ce joyau de sa chevelure. » Raghupati le prit et le serra contre son cœur, tandis que ses yeux débordaient de larmes. « Sita a-t-elle aussi envoyé un message ? » « Embrasse les pieds de mon Seigneur et de son frère en t’écriant : “Ô ami des pauvres, toi qui soulages la détresse de ceux qui implorent Ton aide, de cœur, de parole et d’action, je suis dévouée à Ton service. Pour quelle faute, mon Seigneur, m’as-tu abandonnée ? Je suis consciente d’une seule faute : je continue à vivre bien que séparée de Toi. Mais cette faute est celle de mes yeux, qui empêchent mon âme de s’envoler. Dans cette fournaise du deuil, attisée par mes soupirs, mon corps est comme un tas de coton et serait consumé en un instant ; mais mes yeux versent un tel torrent de larmes par compassion pour moi-même qu’il ne peut prendre feu. La détresse de Sita est si accablante et Tu es si compatissant qu’il vaut mieux ne pas la décrire. »

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire