Hindouisme

Tukaram, Poème 3379

Comment distinguer le pur de l’impur, quand on ne peut même pas séparer la peau et la chair des hommes ? Aux yeux de Dieu, aucune qualité ne rend une chose grande ou petite. L’eau est-elle différente selon qu’elle vient d’un ruisseau, d’un puits, d’un filet d’eau ou d’une rivière ? Le soleil choisit-il ses rayons selon leur usage ? Son éclat aspire toute humidité de la même façon. Le lait de vaches différentes ne varie pas de couleur : il est le même dans tous les cas. On ne peut distinguer les différentes sortes de terre, mais les pots portent des noms différents selon la manière dont ils sont façonnés. Le feu agit toujours de la même manière ; il ne juge pas une sorte de combustible pure et une autre impure. Tuka dit : c’est la capacité du réceptacle qu’il faut considérer — ou bien dirons-nous que le nectar est doux, s’il est mêlé de poison ?

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire