Hindouisme

Tukaram, Poème 1718

Mon estomac est rassasié ; à présent, je me réjouis
de vivre ; je servirai diverses friandises
à beaucoup d’hommes. Pourquoi nous hâter de nous
laver les mains ? Le souci qu’ont pris jadis les hommes
pour préparer ce repas ne retombera jamais sur nous. Il y a
ample place en Celui qui nous sert la nourriture ; que nous en coûte-t-il
de garder une place pour les autres ? Ils n’en sauront rien si nous ne la leur montrons
pas ; il est mauvais d’empêcher les autres d’accéder à cette place.
Nous posons un bateau comme un fardeau sur la tête de l’eau ;
qu’importe à l’eau que le poids soit plus ou
moins lourd ? En chantant les louanges de Govinda, dit Tuka, je
répandrai également parmi tous les hommes la joie de Bramha.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire