Bonheur des pures intelligences.
O béatitude de la créature qui n’a jamais connu d’autre état que cette félicité, où elle ne se fût jamais élevée d’elle-même, si, à l’instant immédiat de sa création, Votre Esprit d’Amour, porté sur toutes choses muables, ne l’eût exaltée à l’appel de Votre voix: «Que la lumière soit! et elle fut». En nous, il y a distinction de temps: «temps où nous sommes ténèbres; temps où nous devenons lumière». Mais, en parlant de ces pures intelligences, l’Écriture ne fait qu’indiquer ce qu’elles eussent été sans l’illumination divine; et elle les suppose à l’état de fluctuation ténébreuse, pour nous signaler la cause de leur gloire «surnaturelle»: c’est-à-dire leur union lumineuse avec la lumière sans ombre et sans défaillance. Entende qui peut; qui ne peut, vous invoque!--Car, enfin, que me veut-on? Suis-je la lumière qui éclaire tout homme venant au monde?
O béatitude de la créature qui n’a jamais connu d’autre état que cette félicité, où elle ne se fût jamais élevée d’elle-même, si, à l’instant immédiat de sa création, Votre Esprit d’Amour, porté sur toutes choses muables, ne l’eût exaltée à l’appel de Votre voix: «Que la lumière soit! et elle fut». En nous, il y a distinction de temps: «temps où nous sommes ténèbres; temps où nous devenons lumière». Mais, en parlant de ces pures intelligences, l’Écriture ne fait qu’indiquer ce qu’elles eussent été sans l’illumination divine; et elle les suppose à l’état de fluctuation ténébreuse, pour nous signaler la cause de leur gloire «surnaturelle»: c’est-à-dire leur union lumineuse avec la lumière sans ombre et sans défaillance. Entende qui peut; qui ne peut, vous invoque!--Car, enfin, que me veut-on? Suis-je la lumière qui éclaire tout homme venant au monde?