Catholicisme

Histoire d’une âme, partie 3, chapitre 6

Il est bien grand, ma chère Jeanne, le sacrifice que Dieu t’a demandé en appelant au Carmel ta petite Marie ; mais souviens-toi « qu’Il a promis le centuple à celui qui, pour son amour, aura quitté son père, ou sa mère, ou sa sœur. »
Eh bien, puisque tu n’as pas hésité, pour l’amour de Jésus, à te séparer d’une sœur, chérie au delà de tout ce qu’on peut dire, Il se trouve obligé de tenir Sa promesse.
Je sais qu’ordinairement ces paroles sont appliquées aux âmes religieuses ; cependant, je sens au fond de mon cœur qu’elles ont été prononcées aussi pour les généreux parents, qui font à Dieu le sacrifice d’enfants plus chers qu’eux-mêmes.

Source Thérèse de Lisieux, Histoire d’une âme (1898), fr.wikisource.org · Sommaire