1. J.-C. Mon fils, remettez-moi toujours vos intérêts ;
j’en disposerai selon ce qui sera le mieux, au temps convenable.
Attendez ce que j’ordonnerai, et vous y trouverez un
grand avantage.
2. Le F. Seigneur, je vous remets tout avec beaucoup
de joie : car j’avance bien peu quand je n’ai que mes propres
lumières.
Oh ! que ne puis-je, oubliant l’avenir, m’abandonner,
dès ce moment, sans réserve à Votre volonté souveraine !
3. J.-C. Mon fils, souvent l’homme poursuit avec ardeur
une chose qu’il désire ; l’a-t-il obtenue, il commence
à s’en dégoûter, parce qu’il n’y a rien de durable dans ses
affections, et qu’elles l’entraînent incessamment d’un objet
à un autre.
Ce n’est donc pas peu de se renoncer soi-même dans les
plus petites choses.
4. Le vrai progrès de l’homme est l’abnégation de soi
même ; et l’homme qui ne tient plus à soi est libre et en
assurance.
Cependant l’ancien ennemi, qui s’oppose à tout bien, ne cesse pas de le tenter ; il lui dresse nuit et jour des embûches,
et s’efforce de le surprendre pour le faire tomber
dans ses pièges.
Veillez et priez, dit le Seigneur, afin que vous n’entriez point en tentation.
j’en disposerai selon ce qui sera le mieux, au temps convenable.
Attendez ce que j’ordonnerai, et vous y trouverez un
grand avantage.
2. Le F. Seigneur, je vous remets tout avec beaucoup
de joie : car j’avance bien peu quand je n’ai que mes propres
lumières.
Oh ! que ne puis-je, oubliant l’avenir, m’abandonner,
dès ce moment, sans réserve à Votre volonté souveraine !
3. J.-C. Mon fils, souvent l’homme poursuit avec ardeur
une chose qu’il désire ; l’a-t-il obtenue, il commence
à s’en dégoûter, parce qu’il n’y a rien de durable dans ses
affections, et qu’elles l’entraînent incessamment d’un objet
à un autre.
Ce n’est donc pas peu de se renoncer soi-même dans les
plus petites choses.
4. Le vrai progrès de l’homme est l’abnégation de soi
même ; et l’homme qui ne tient plus à soi est libre et en
assurance.
Cependant l’ancien ennemi, qui s’oppose à tout bien, ne cesse pas de le tenter ; il lui dresse nuit et jour des embûches,
et s’efforce de le surprendre pour le faire tomber
dans ses pièges.
Veillez et priez, dit le Seigneur, afin que vous n’entriez point en tentation.
Il y a dans les affaires un danger terrible pour l’âme, lorsqu’elle
ne veille pas sur elle-même attentivement. Nous ne parlons point
des tentations de l’intérêt, si vives pourtant, si multipliées, et qui
finissent ordinairement par affaiblir au moins la conscience. Alors
même qu’elles ne produisent pas ce triste effet, elles dessèchent le
cœur, préoccupent l’esprit, le détournent de Dieu et de la grande
pensée du salut. Il y a toujours quelque chose qui presse, qu’on
ne peut laisser en retard ; et sous ce prétexte, sans dessein formé,
par le seul entraînement des occupations qu’on s’est faites, on abandonne
peu à peu les exercices qui nourrissent la piété, les lectures
saintes, la prière, les devoirs indispensables de la religion, et ainsi
la vie s’écoule pleine de projets, de soucis, de travaux, dans l’oubli
de la seule chose nécessaire. Les maladies mêmes ne réveillent
pas ; aucun avertissement n’est écouté. Enfin la mort vient, saisit
cet homme, le présente au juge qui l’interroge : Qu’as-tu fait du
temps que je t’ai accordé ? L’infortuné voit d’un coup d’œil trente,
quarante, soixante années consumées tout entières dans les soins
de la terre, et il ne voit que cela. Son âme, il n’y a point songé.
Il est tard en ce moment pour commencer à s’occuper d’elle, et
son sort est fixé irrévocablement. Ah ! pensez avant tout à ce qui
ne doit jamais finir. Cherchez premièrement le royaume de Dieu et Sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît. Éteindre
en soi le désir de ce qui passe, se confier en la Providence, ne vouloir
que ce qu’elle veut, et quand elle le veut, c’est la voie de la
paix et le seul fondement solide d’espérance à la dernière heure.
ne veille pas sur elle-même attentivement. Nous ne parlons point
des tentations de l’intérêt, si vives pourtant, si multipliées, et qui
finissent ordinairement par affaiblir au moins la conscience. Alors
même qu’elles ne produisent pas ce triste effet, elles dessèchent le
cœur, préoccupent l’esprit, le détournent de Dieu et de la grande
pensée du salut. Il y a toujours quelque chose qui presse, qu’on
ne peut laisser en retard ; et sous ce prétexte, sans dessein formé,
par le seul entraînement des occupations qu’on s’est faites, on abandonne
peu à peu les exercices qui nourrissent la piété, les lectures
saintes, la prière, les devoirs indispensables de la religion, et ainsi
la vie s’écoule pleine de projets, de soucis, de travaux, dans l’oubli
de la seule chose nécessaire. Les maladies mêmes ne réveillent
pas ; aucun avertissement n’est écouté. Enfin la mort vient, saisit
cet homme, le présente au juge qui l’interroge : Qu’as-tu fait du
temps que je t’ai accordé ? L’infortuné voit d’un coup d’œil trente,
quarante, soixante années consumées tout entières dans les soins
de la terre, et il ne voit que cela. Son âme, il n’y a point songé.
Il est tard en ce moment pour commencer à s’occuper d’elle, et
son sort est fixé irrévocablement. Ah ! pensez avant tout à ce qui
ne doit jamais finir. Cherchez premièrement le royaume de Dieu et Sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît. Éteindre
en soi le désir de ce qui passe, se confier en la Providence, ne vouloir
que ce qu’elle veut, et quand elle le veut, c’est la voie de la
paix et le seul fondement solide d’espérance à la dernière heure.