1. J.-C. Mon fils, écoutez mes paroles, paroles pleines
de douceur, et qui surpassent toute la science des philosophes et des sages du monde.
Mes paroles sont esprit et vie, et l’on n’en doit pas juger par le sens humain.
Il ne faut pas en tirer vaine complaisance, mais les
écouter en silence, et les recevoir avec une humilité profonde
et un ardent amour.
2. Le F. Et j’ai dit : Heureux celui que vous instruisez, Seigneur, et à qui vous enseignez votre loi, afin de lui adoucir les jours mauvais, et de ne pas le laisser sans consolation sur la terre.
3. J.-C. C’est moi qui ai, dès le commencement, instruit
les prophètes, dit le Seigneur ; et jusqu’à présent
même, je ne cesse point de parler à tous ; mais plusieurs
sont endurcis et sourds à ma voix.
Le plus grand nombre écoute le monde de préférence
à Dieu : ils aiment mieux suivre les désirs de la chair que
d’obéir à la volonté divine.
Le monde promet peu de chose, et des choses qui passent, et on le sert avec une grande ardeur : je promets des
biens immenses, éternels, et le cœur des hommes reste froid.
Qui me sert et m’obéit en toutes choses, avec autant de soin qu’on sert le monde et les maîtres du monde ?
de douceur, et qui surpassent toute la science des philosophes et des sages du monde.
Mes paroles sont esprit et vie, et l’on n’en doit pas juger par le sens humain.
Il ne faut pas en tirer vaine complaisance, mais les
écouter en silence, et les recevoir avec une humilité profonde
et un ardent amour.
2. Le F. Et j’ai dit : Heureux celui que vous instruisez, Seigneur, et à qui vous enseignez votre loi, afin de lui adoucir les jours mauvais, et de ne pas le laisser sans consolation sur la terre.
3. J.-C. C’est moi qui ai, dès le commencement, instruit
les prophètes, dit le Seigneur ; et jusqu’à présent
même, je ne cesse point de parler à tous ; mais plusieurs
sont endurcis et sourds à ma voix.
Le plus grand nombre écoute le monde de préférence
à Dieu : ils aiment mieux suivre les désirs de la chair que
d’obéir à la volonté divine.
Le monde promet peu de chose, et des choses qui passent, et on le sert avec une grande ardeur : je promets des
biens immenses, éternels, et le cœur des hommes reste froid.
Qui me sert et m’obéit en toutes choses, avec autant de soin qu’on sert le monde et les maîtres du monde ?
Rougis, Sidon, dit la mer ; et si tu en demandes la cause, écoute, voici pourquoi :
Pour un petit avantage, on entreprend une longue route ; et, pour la vie éternelle, à peine en trouve-t-on qui veuillent faire un pas.
On recherche le plus vil gain : on plaide honteusement quelquefois pour une pièce de monnaie ; sur une légère promesse et pour une chose de rien, on ne craint pas de se fatiguer le jour et la nuit.
Mais, ô honte ! pour un bien immuable, pour une récompense infinie, pour un honneur suprême et une gloire sans fin, on ne saurait se résoudre à la moindre fatigue.
4. Serviteur paresseux et toujours murmurant, rougis donc de ce qu’il y ait des hommes plus ardents à leur perte que tu ne l’es à te sauver, et pour qui la vanité a plus d’attrait que n’en a pour toi la vérité.
Et cependant ils sont souvent abusés par leurs espérances ; tandis que ma promesse ne trompe point, et que jamais je ne me refuse à celui qui se confie en moi.
Ce que j’ai promis, je le donnerai ; ce que j’ai dit, je l’accomplirai, si toutefois l’on demeure avec fidélité dans mon amour jusqu’à la fin.
C’est moi qui récompense les bons, et qui éprouve fortement les justes.
Pour un petit avantage, on entreprend une longue route ; et, pour la vie éternelle, à peine en trouve-t-on qui veuillent faire un pas.
On recherche le plus vil gain : on plaide honteusement quelquefois pour une pièce de monnaie ; sur une légère promesse et pour une chose de rien, on ne craint pas de se fatiguer le jour et la nuit.
Mais, ô honte ! pour un bien immuable, pour une récompense infinie, pour un honneur suprême et une gloire sans fin, on ne saurait se résoudre à la moindre fatigue.
4. Serviteur paresseux et toujours murmurant, rougis donc de ce qu’il y ait des hommes plus ardents à leur perte que tu ne l’es à te sauver, et pour qui la vanité a plus d’attrait que n’en a pour toi la vérité.
Et cependant ils sont souvent abusés par leurs espérances ; tandis que ma promesse ne trompe point, et que jamais je ne me refuse à celui qui se confie en moi.
Ce que j’ai promis, je le donnerai ; ce que j’ai dit, je l’accomplirai, si toutefois l’on demeure avec fidélité dans mon amour jusqu’à la fin.
C’est moi qui récompense les bons, et qui éprouve fortement les justes.
5. Gravez mes paroles dans votre cœur, et méditez-les profondément : car, à l’heure de la tentation, elles vous seront très nécessaires.
Ce que vous n’entendez pas en le lisant, vous le comprendrez au jour de ma visite.
J’ai coutume de visiter mes élus de deux manières : par
la tentation et par la consolation.
Et tous les jours, je leur donne deux leçons, l’une en les
reprenant de leurs défauts, l’autre en les exhortant à avancer
dans la vertu.
Celui qui reçoit ma parole, et qui la méprise, sera jugé par elle au dernier jour.
6. LE F. Seigneur, mon Dieu, vous êtes tout mon bien :
et qui suis-je pour oser Vous parler ?
Je suis le plus pauvre de vos serviteurs, et un abject ver
de terre, beaucoup plus pauvre et plus méprisable que je
ne sais et que je n’ose dire.
Souvenez — Vous cependant, Seigneur, que je ne suis rien,
que je n’ai rien, que je ne puis rien.
Vous êtes seul bon, juste et saint ; Vous pouvez tout,
Vous donnez tout, Vous remplissez tout, hors le pécheur
que vous laissez vide.
Souvenez-vous de Vos miséricordes, et remplissez mon
cœur de Votre grâce, vous qui ne voulez point qu’aucun
de Vos ouvrages demeure vide.
7. Comment puis-je, en cette misérable vie, porter le
poids de moi-même, si Votre miséricorde et Votre grâce
ne me fortifient ?
Ce que vous n’entendez pas en le lisant, vous le comprendrez au jour de ma visite.
J’ai coutume de visiter mes élus de deux manières : par
la tentation et par la consolation.
Et tous les jours, je leur donne deux leçons, l’une en les
reprenant de leurs défauts, l’autre en les exhortant à avancer
dans la vertu.
Celui qui reçoit ma parole, et qui la méprise, sera jugé par elle au dernier jour.
6. LE F. Seigneur, mon Dieu, vous êtes tout mon bien :
et qui suis-je pour oser Vous parler ?
Je suis le plus pauvre de vos serviteurs, et un abject ver
de terre, beaucoup plus pauvre et plus méprisable que je
ne sais et que je n’ose dire.
Souvenez — Vous cependant, Seigneur, que je ne suis rien,
que je n’ai rien, que je ne puis rien.
Vous êtes seul bon, juste et saint ; Vous pouvez tout,
Vous donnez tout, Vous remplissez tout, hors le pécheur
que vous laissez vide.
Souvenez-vous de Vos miséricordes, et remplissez mon
cœur de Votre grâce, vous qui ne voulez point qu’aucun
de Vos ouvrages demeure vide.
7. Comment puis-je, en cette misérable vie, porter le
poids de moi-même, si Votre miséricorde et Votre grâce
ne me fortifient ?
Ne détournez pas de moi votre visage ; ne différez pas à
me visiter ; ne me retirez point votre consolation, de peur
que, privée de Vous, mon âme ne devienne comme une terre sans eau.
Seigneur, apprenez-moi à faire Votre volonté ; apprenez-moi à vivre d’une vie humble et digne de Vous.
Car vous êtes ma sagesse, Vous me connaissez dans la
vérité, et Vous m’avez connu avant que je fusse au monde,
et avant même que le monde fût.
Rien de plus rare qu’un désir sincère du salut ; et c’est ce qui doit
nous faire trembler, car notre sort à chacun sera ce que nous l’aurons
fait : Dieu nous aide, Il vient par sa grâce au secours du libre
arbitre, mais il ne le contraint pas. Or que voyons-nous ? Quel spectacle
nous offre le monde ? Nous ne parlons point ici de l’impie résolu
à se perdre, et déjà marqué du sceau de la réprobation : nous
parlons de ceux qui se disent, qui se croient les disciples de Jésus
Christ. Dans la spéculation, ces chrétiens veulent se sauver ; mais
ils veulent en même temps, ils veulent surtout posséder les biens et
goûter les jouissances de la terre. Ils donneront à Dieu, en passant,
quelques prières obligées ; ils s’informeront de Sa loi pour connaître
ce qu’elle commande strictement : puis, tranquilles de ce côté, ils se
jetteront à la poursuite des honneurs, des richesses, des plaisirs
qu’ils nomment légitimes, ou ils s’endormiront dans une vie de
mollesse permise à leurs yeux, parce qu’elle ne viole en apparence
aucun précepte formel. Mais, dans tout cela, où est la foi qui doit
régler toutes nos actions sur la vue de l’éternité ? Où est l’amour
perpétuellement occupé de son objet, l’amour avide de sacrifices ?
Où est la pénitence ? Où est la Croix ? O Dieu ! et c’est là désirer
le salut ! N’est-il donc pas écrit que celui qui cherche son âme la perdra. Que chacun se juge sur cette parole avant le jour terrible
où le Seigneur Lui-même le jugera.
me visiter ; ne me retirez point votre consolation, de peur
que, privée de Vous, mon âme ne devienne comme une terre sans eau.
Seigneur, apprenez-moi à faire Votre volonté ; apprenez-moi à vivre d’une vie humble et digne de Vous.
Car vous êtes ma sagesse, Vous me connaissez dans la
vérité, et Vous m’avez connu avant que je fusse au monde,
et avant même que le monde fût.
Rien de plus rare qu’un désir sincère du salut ; et c’est ce qui doit
nous faire trembler, car notre sort à chacun sera ce que nous l’aurons
fait : Dieu nous aide, Il vient par sa grâce au secours du libre
arbitre, mais il ne le contraint pas. Or que voyons-nous ? Quel spectacle
nous offre le monde ? Nous ne parlons point ici de l’impie résolu
à se perdre, et déjà marqué du sceau de la réprobation : nous
parlons de ceux qui se disent, qui se croient les disciples de Jésus
Christ. Dans la spéculation, ces chrétiens veulent se sauver ; mais
ils veulent en même temps, ils veulent surtout posséder les biens et
goûter les jouissances de la terre. Ils donneront à Dieu, en passant,
quelques prières obligées ; ils s’informeront de Sa loi pour connaître
ce qu’elle commande strictement : puis, tranquilles de ce côté, ils se
jetteront à la poursuite des honneurs, des richesses, des plaisirs
qu’ils nomment légitimes, ou ils s’endormiront dans une vie de
mollesse permise à leurs yeux, parce qu’elle ne viole en apparence
aucun précepte formel. Mais, dans tout cela, où est la foi qui doit
régler toutes nos actions sur la vue de l’éternité ? Où est l’amour
perpétuellement occupé de son objet, l’amour avide de sacrifices ?
Où est la pénitence ? Où est la Croix ? O Dieu ! et c’est là désirer
le salut ! N’est-il donc pas écrit que celui qui cherche son âme la perdra. Que chacun se juge sur cette parole avant le jour terrible
où le Seigneur Lui-même le jugera.