1. Soyez vigilant et fervent dans le service de Dieu, et
faites-vous souvent cette demande : Pourquoi es-tu venu
ici, et pourquoi as-tu quitté le siècle ?
N’était-ce pas afin de vivre pour Dieu, et devenir un
homme spirituel ?
Embrasez-vous donc du désir d’avancer, parce que vous
recevrez bientôt la récompense de vos travaux, et qu’alors
il n’y aura plus ni crainte ni douleur.
Maintenant un peu de travail, et puis un grand repos :
que dis-je ? une joie éternelle !
Si vous agissez constamment avec ardeur et fidélité, Dieu
aussi sera sans doute fidèle et magnifique dans ses récompenses.
Vous devez conserver une ferme espérance de parvenir à
la gloire ; mais il ne faut pas vous livrer à une sécurité trop
profonde, de peur de tomber dans le relâchement ou dans
la présomption.
2. Un homme qui flottait souvent, plein d’anxiétés,
entre la crainte et l’espérance, étant un jour accablé de
tristesse, entra dans une église, et, se prosternant devant
un autel pour prier, il disait et redisait en lui-même : Oh !
si je savais que je dusse persévérer ! Aussitôt il entendit intérieurement cette divine réponse : Si vous le saviez, que
voudriez-vous faire ? Faites maintenant ce que vous feriez
alors, et vous jouirez de la paix.
Consolé à l’instant même, et fortifié, il s’abandonna sans
réserve à la volonté de Dieu, et ses agitations cessèrent.
faites-vous souvent cette demande : Pourquoi es-tu venu
ici, et pourquoi as-tu quitté le siècle ?
N’était-ce pas afin de vivre pour Dieu, et devenir un
homme spirituel ?
Embrasez-vous donc du désir d’avancer, parce que vous
recevrez bientôt la récompense de vos travaux, et qu’alors
il n’y aura plus ni crainte ni douleur.
Maintenant un peu de travail, et puis un grand repos :
que dis-je ? une joie éternelle !
Si vous agissez constamment avec ardeur et fidélité, Dieu
aussi sera sans doute fidèle et magnifique dans ses récompenses.
Vous devez conserver une ferme espérance de parvenir à
la gloire ; mais il ne faut pas vous livrer à une sécurité trop
profonde, de peur de tomber dans le relâchement ou dans
la présomption.
2. Un homme qui flottait souvent, plein d’anxiétés,
entre la crainte et l’espérance, étant un jour accablé de
tristesse, entra dans une église, et, se prosternant devant
un autel pour prier, il disait et redisait en lui-même : Oh !
si je savais que je dusse persévérer ! Aussitôt il entendit intérieurement cette divine réponse : Si vous le saviez, que
voudriez-vous faire ? Faites maintenant ce que vous feriez
alors, et vous jouirez de la paix.
Consolé à l’instant même, et fortifié, il s’abandonna sans
réserve à la volonté de Dieu, et ses agitations cessèrent.
Il ne voulut plus rechercher avec curiosité ce qui lui arriverait dans l’avenir ; mais il s’appliqua uniquement à connaître la volonté de Dieu, et ce qui lui plaît davantage, afin de commencer et d’achever tout ce qui est bien.
3. Espérez en Dieu, dit le Prophète, et faites le bien : habitez en paix la terre, et vous serez nourri de ses richesses.
Une chose refroidit en quelques-uns l’ardeur d’avancer et de se corriger : la crainte des difficultés, et le travail du combat.
En effet, ceux-là devancent les autres dans la vertu, qui s’efforcent avec le plus de courage de se vaincre eux-mêmes dans ce qui leur est le plus pénible et qui contrarie le plus leurs penchants.
Car l’homme fait d’autant plus de progrès et mérite d’autant plus de grâces, qu’il se surmonte lui-même et se mortifie davantage.
4. Il est vrai que tous n’ont pas également à combattre pour se vaincre et mourir à eux-mêmes.
Cependant un homme animé d’un zèle ardent avancera bien plus, même avec de nombreuses passions, qu’un autre à cet égard mieux disposé, mais tiède pour la vertu.
Deux choses aident surtout à opérer un grand amendement : s’arracher avec violence à ce que la nature dégradée convoite, et travailler ardemment à acquérir la vertu dont on a le plus grand besoin.
3. Espérez en Dieu, dit le Prophète, et faites le bien : habitez en paix la terre, et vous serez nourri de ses richesses.
Une chose refroidit en quelques-uns l’ardeur d’avancer et de se corriger : la crainte des difficultés, et le travail du combat.
En effet, ceux-là devancent les autres dans la vertu, qui s’efforcent avec le plus de courage de se vaincre eux-mêmes dans ce qui leur est le plus pénible et qui contrarie le plus leurs penchants.
Car l’homme fait d’autant plus de progrès et mérite d’autant plus de grâces, qu’il se surmonte lui-même et se mortifie davantage.
4. Il est vrai que tous n’ont pas également à combattre pour se vaincre et mourir à eux-mêmes.
Cependant un homme animé d’un zèle ardent avancera bien plus, même avec de nombreuses passions, qu’un autre à cet égard mieux disposé, mais tiède pour la vertu.
Deux choses aident surtout à opérer un grand amendement : s’arracher avec violence à ce que la nature dégradée convoite, et travailler ardemment à acquérir la vertu dont on a le plus grand besoin.
Attachez-vous aussi particulièrement à éviter et à vaincre les défauts qui vous déplaisent le plus dans les autres.
5. Profitez de tout pour votre avancement. Si vous voyez de bons exemples, ou si vous les entendez raconter, animez-vous à les imiter.
Que si vous apercevez quelque chose de répréhensible, prenez garde de commettre la même faute ; ou, si vous l’avez quelquefois commise, tâchez de vous corriger promptement.
Comme votre œil observe les autres, les autres vous observent aussi.
Qu’il est consolant et doux de voir des religieux zélés,
pieux, fervents, fidèles observateurs de la règle !
Qu’il est triste, au contraire, et pénible d’en voir qui ne
vivent pas dans l’ordre, et qui ne remplissent pas les engagements auxquels ils ont été appelés !
Qu’on se nuit à soi-même en négligeant les devoirs de
sa vocation, et en détournant son cœur à des choses dont
on n’est point chargé !
6. Souvenez-vous de ce que vous avez promis, et que
Jésus crucifié vous soit toujours présent.
Vous avez bien sujet de rougir, en considérant la vie de
Jésus— Christ, d’avoir jusqu’ici fait si peu d’efforts pour y
conformer la vôtre, quoique vous soyez, depuis si longtemps, entré dans la voie de Dieu.
Un religieux qui s’exerce à méditer sérieusement, et avec
piété, la vie très sainte et la Passion du Sauveur, y trouvera en abondance tout ce qui lui est utile et nécessaire :
et il n’a pas besoin de chercher hors de Jésus quelque chose
de meilleur.
5. Profitez de tout pour votre avancement. Si vous voyez de bons exemples, ou si vous les entendez raconter, animez-vous à les imiter.
Que si vous apercevez quelque chose de répréhensible, prenez garde de commettre la même faute ; ou, si vous l’avez quelquefois commise, tâchez de vous corriger promptement.
Comme votre œil observe les autres, les autres vous observent aussi.
Qu’il est consolant et doux de voir des religieux zélés,
pieux, fervents, fidèles observateurs de la règle !
Qu’il est triste, au contraire, et pénible d’en voir qui ne
vivent pas dans l’ordre, et qui ne remplissent pas les engagements auxquels ils ont été appelés !
Qu’on se nuit à soi-même en négligeant les devoirs de
sa vocation, et en détournant son cœur à des choses dont
on n’est point chargé !
6. Souvenez-vous de ce que vous avez promis, et que
Jésus crucifié vous soit toujours présent.
Vous avez bien sujet de rougir, en considérant la vie de
Jésus— Christ, d’avoir jusqu’ici fait si peu d’efforts pour y
conformer la vôtre, quoique vous soyez, depuis si longtemps, entré dans la voie de Dieu.
Un religieux qui s’exerce à méditer sérieusement, et avec
piété, la vie très sainte et la Passion du Sauveur, y trouvera en abondance tout ce qui lui est utile et nécessaire :
et il n’a pas besoin de chercher hors de Jésus quelque chose
de meilleur.
Ah ! si Jésus crucifié entrait dans notre cour, que nous
serions bientôt suffisamment instruits !
7. Un religieux fervent reçoit bien ce qu’on lui commande, et s’y soumet sans peine.
Un religieux tiède et relâché souffre tribulation sur tribulation, et ne trouve de tous côtés que la gêne, parce
qu’il est privé des consolations intérieures, et qu’il lui est
interdit d’en chercher au dehors.
Un religieux qui s’affranchit de sa règle est exposé à des
chutes terribles.
Celui qui cherche une vie moins contrainte et moins
austère sera toujours dans l’angoisse : car toujours quelque chose lui déplaira.
8. Comment font tant d’autres religieux qui observent,
dans les cloîtres, une si étroite discipline ?
Ils sortent rarement, ils vivent retirés, ils sont nourris
très pauvrement et grossièrement vêtus ; ils travaillent beaucoup, parlent peu, veillent longtemps, se lèvent matin, font de longues prières, de fréquentes lectures, et observent en tout une exacte discipline.
Considérez les Chartreux, les religieux de Cîteaux, et les autres religieux et religieuses de différents ordres, qui se lèvent toutes les nuits pour chanter les louanges de Dieu.
Il serait donc bien honteux que la paresse vous tînt encore éloigné d’un saint exercice, lorsque déjà tant de religieux commencent à célébrer le Seigneur.
9. Oh ! si vous n’aviez autre chose à faire qu’à louer de cœur et de bouche, perpétuellement, le Seigneur notre Dieu ! si jamais vous n’aviez besoin de manger, de boire, de dormir, et que vous puissiez ne pas interrompre un seul moment ces louanges ni les autres exercices spirituels ! vous seriez alors beaucoup plus heureux qu’à présent, assujetti comme vous l’êtes au corps et à toutes ses nécessités.
serions bientôt suffisamment instruits !
7. Un religieux fervent reçoit bien ce qu’on lui commande, et s’y soumet sans peine.
Un religieux tiède et relâché souffre tribulation sur tribulation, et ne trouve de tous côtés que la gêne, parce
qu’il est privé des consolations intérieures, et qu’il lui est
interdit d’en chercher au dehors.
Un religieux qui s’affranchit de sa règle est exposé à des
chutes terribles.
Celui qui cherche une vie moins contrainte et moins
austère sera toujours dans l’angoisse : car toujours quelque chose lui déplaira.
8. Comment font tant d’autres religieux qui observent,
dans les cloîtres, une si étroite discipline ?
Ils sortent rarement, ils vivent retirés, ils sont nourris
très pauvrement et grossièrement vêtus ; ils travaillent beaucoup, parlent peu, veillent longtemps, se lèvent matin, font de longues prières, de fréquentes lectures, et observent en tout une exacte discipline.
Considérez les Chartreux, les religieux de Cîteaux, et les autres religieux et religieuses de différents ordres, qui se lèvent toutes les nuits pour chanter les louanges de Dieu.
Il serait donc bien honteux que la paresse vous tînt encore éloigné d’un saint exercice, lorsque déjà tant de religieux commencent à célébrer le Seigneur.
9. Oh ! si vous n’aviez autre chose à faire qu’à louer de cœur et de bouche, perpétuellement, le Seigneur notre Dieu ! si jamais vous n’aviez besoin de manger, de boire, de dormir, et que vous puissiez ne pas interrompre un seul moment ces louanges ni les autres exercices spirituels ! vous seriez alors beaucoup plus heureux qu’à présent, assujetti comme vous l’êtes au corps et à toutes ses nécessités.
Plût à Dieu que nous fussions affranchis de ces nécessités, et que nous n’eussions à songer qu’à la nourriture de notre âme, que nous goûtons, hélas ! si rarement !
10. Quand un homme en est venu à ne chercher sa consolation dans aucune créature, c’est alors qu’il commence à goûter Dieu parfaitement, et qu’il est, quoi qu’il arrive, toujours satisfait.
Alors il ne se réjouit d’aucune prospérité, et aucun revers ne le contriste ; mais il s’abandonne tout entier, avec
une pleine confiance, à Dieu, qui lui est tout en toutes choses, pour qui rien ne périt, rien ne meurt, pour qui, au contraire, tout vit, et à qui tout obéit sans délai.
11. Souvenez-vous toujours que votre fin approche, et que le temps perdu ne revient point.
Les vertus ne s’acquièrent qu’avec beaucoup de soins et des efforts constants.
Dès que vous commencerez à tomber dans la tiédeur, vous tomberez dans le trouble.
Mais si vous persévérez dans la ferveur, vous trouverez une grande paix, et vous sentirez votre travail plus léger, à cause de la grâce de Dieu, et de l’amour de la vertu,
L’homme fervent et zélé est prêt à tout.
Il est plus pénible de résister aux vices et aux passions
que de supporter les fatigues du corps.
Celui qui n’évite pas les petites fautes tombera peu à peu dans les grandes.
10. Quand un homme en est venu à ne chercher sa consolation dans aucune créature, c’est alors qu’il commence à goûter Dieu parfaitement, et qu’il est, quoi qu’il arrive, toujours satisfait.
Alors il ne se réjouit d’aucune prospérité, et aucun revers ne le contriste ; mais il s’abandonne tout entier, avec
une pleine confiance, à Dieu, qui lui est tout en toutes choses, pour qui rien ne périt, rien ne meurt, pour qui, au contraire, tout vit, et à qui tout obéit sans délai.
11. Souvenez-vous toujours que votre fin approche, et que le temps perdu ne revient point.
Les vertus ne s’acquièrent qu’avec beaucoup de soins et des efforts constants.
Dès que vous commencerez à tomber dans la tiédeur, vous tomberez dans le trouble.
Mais si vous persévérez dans la ferveur, vous trouverez une grande paix, et vous sentirez votre travail plus léger, à cause de la grâce de Dieu, et de l’amour de la vertu,
L’homme fervent et zélé est prêt à tout.
Il est plus pénible de résister aux vices et aux passions
que de supporter les fatigues du corps.
Celui qui n’évite pas les petites fautes tombera peu à peu dans les grandes.
Vous vous réjouirez toujours le soir, quand vous aurez
employé le jour avec fruit.
Veillez sur vous, excitez-vous, avertissez-vous ; et quoi
qu’il en soit des autres, ne vous négligez pas vous-même.
Vous ne ferez de progrès qu’autant que vous vous ferez
de violence.
Êtes-vous sincèrement résolu à vous sauver ? en avez-vous la volonté ferme ? Alors préparez-vous au travail, au combat ; car le salut est à ce prix : La voie qui conduit à la perte est large : mais
qu’étroite, dit l’Évangile, est celle qui conduit à la vie ! Sans doute
l’onction de la grâce adoucit, pour le fidèle, ce travail, ce combat ;
au milieu des fatigues et des souffrances, il jouit d’une paix céleste
que le pécheur ne connaît point. Cependant il a besoin de continuels efforts pour triompher de lui-même, pour vaincre ses désirs,
ses passions, et le monde, et le prince de ce monde. Qui a fait les
Saints, sinon cette lutte courageuse et persévérante ? Les uns ont été tourmentés, ne voulant pas racheter leur vie, afin d’en trouver une meilleure dans la résurrection. Les autres ont souffert les moqueries, les fouets, les chaînes et les prisons ; ils ont été lapidés, sciés, éprouvés en toute manière ; ils sont morts par le tranchant du glaive ; vagabonds, couverts de peaux de brebis et de peaux de chèvres, oppressés par le besoin, l’affliction, l’angoisse, ils ont erré dans les déserts, et dans les montagnes et dans les antres, et dans les cavernes de la terre ; eux dont le monde n’était pas digne. Enveloppés donc d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout ce qui nous appesantit, et du péché qui nous environne, et courons par la patience au combat qui nous est proposé, les regards fixés sur Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était préparée, a souffert la croix, en méprisant l’ignominie ; et maintenant il est assis à la droite du trône de Dieu.
employé le jour avec fruit.
Veillez sur vous, excitez-vous, avertissez-vous ; et quoi
qu’il en soit des autres, ne vous négligez pas vous-même.
Vous ne ferez de progrès qu’autant que vous vous ferez
de violence.
Êtes-vous sincèrement résolu à vous sauver ? en avez-vous la volonté ferme ? Alors préparez-vous au travail, au combat ; car le salut est à ce prix : La voie qui conduit à la perte est large : mais
qu’étroite, dit l’Évangile, est celle qui conduit à la vie ! Sans doute
l’onction de la grâce adoucit, pour le fidèle, ce travail, ce combat ;
au milieu des fatigues et des souffrances, il jouit d’une paix céleste
que le pécheur ne connaît point. Cependant il a besoin de continuels efforts pour triompher de lui-même, pour vaincre ses désirs,
ses passions, et le monde, et le prince de ce monde. Qui a fait les
Saints, sinon cette lutte courageuse et persévérante ? Les uns ont été tourmentés, ne voulant pas racheter leur vie, afin d’en trouver une meilleure dans la résurrection. Les autres ont souffert les moqueries, les fouets, les chaînes et les prisons ; ils ont été lapidés, sciés, éprouvés en toute manière ; ils sont morts par le tranchant du glaive ; vagabonds, couverts de peaux de brebis et de peaux de chèvres, oppressés par le besoin, l’affliction, l’angoisse, ils ont erré dans les déserts, et dans les montagnes et dans les antres, et dans les cavernes de la terre ; eux dont le monde n’était pas digne. Enveloppés donc d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout ce qui nous appesantit, et du péché qui nous environne, et courons par la patience au combat qui nous est proposé, les regards fixés sur Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était préparée, a souffert la croix, en méprisant l’ignominie ; et maintenant il est assis à la droite du trône de Dieu.